• Nouveau
Philibert ou l'absolu
search
  • Philibert ou l'absolu
  • Philibert ou l'absolu

Philibert ou l'absolu

12,00 €
TTC Livraison : 1 à 2 semaines
Quantité
Disponible

Il est devenu traditionnel, dans toute histoire de l’architecture française, de montrer les deux gravures représentant le bon architecte et le mauvais architecte qui figurent dans la conclusion du Livre d’architecture de Philibert de l’Orme. Dessinées en 1567 ces deux images ont longtemps été comprises comme des dessins naïfs opposants, à la manière de caricatures, les deux facettes d’une même profession. Médiocre et agitée, ou à l’inverse sérieuse et appliquée, ces deux saynètes peuvent en effet être regardées comme de simples illustrations. Pourtant, en prenant le temps de les étudier en détail, ce ne sont pas des postures professionnelles contraires qui sont là sous nos yeux, mais bien deux conceptions diamétralement antagonistes du métier d’architecte.

Composées par l’un des plus grands architectes français, et alors que l’architecture « à la française » émergeait au-dessus du commun, les images du bon et du mauvais architectes ne nous donnent pas simplement des indications sur les convictions de Philibert de l’Orme, elles entendent offrir, pour la première fois, un véritable plaidoyer pour une sorte d’absolu architectural. Définissant une éthique du métier défendant le sens de l’histoire, le culte de la beauté, l’exigence du chantier et la sollicitude pour autrui, ces images duales ont conservé toute leur actualité. Dans un monde contemporain qui voit vaciller les bases d’un métier attaqué de toutes parts, et dévasté par les mirages de l’Intelligence Artificielle, il est parfois utile de revenir sur certaines vérités fondamentales qui défendent cette doulce mémoire du plus beau des métiers.

Musarder quelque temps avec Philibert de l’Orme n’est pas une perte de temps. C’est tout simplement accepter qu’une image ne se regarde pas d’un œil distrait, mais offre à qui sait la voir un horizon de pensée qui s’envole dans l’infini de l’imaginaire. Croire en l’absolu d’une discipline, c’est partir à la recherche d’une exigence qui s’appelle l’Architecture.


***

Directeur de l’École nationale supérieure d’architecture de Montpellier de septembre 2021 à février 2026, Thierry Verdier est architecte dplg, titulaire de l’agrégation d’Arts Plastiques, docteur en histoire de l’art et docteur en architecture, HDR. Il est Professeur des universités en histoire de l’art moderne (XVIe-XVIIIe siècles) à l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Il a été visiting professor dans des universités étrangères. Il est membre de l’Institut de recherche sur la Renaissance, l’âge Classique et les Lumières – UMR 5186 du CNRS.

Son activité d’architecte a été marquée par plusieurs récompenses : EuroPAN 3, EuroPAN 4, Cimbéton, Fondation Butagaz, UIA, GEM, Van Alen, etc. Après avoir travaillé avec plusieurs agences d’architecture françaises et étrangères, il a été associé à deux agences d’architecture : le K-architectures (Karine Herman, Jérôme Sigwalt), puis AMOK-architectures (Linda Cœuret, William Hayet).

Thierry Verdier est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages en histoire de l’art, architecture et théorie de l’art. Il a participé, ou a codirigé, plusieurs dizaines d’ouvrages collectifs, et on lui doit plus de 120 articles scientifiques.


Fiche technique

Format
14 x 21 cm
Edition
Mars 2026
Nombre de pages
80
Illustration
Noir & Blanc
ISBN
978-2-491253-32-5